Informations complémentaires
| Auteurs | Nicolas de Nicolay |
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Cette générale description, parue pour la première fois en 1569, est lun des ouvrages les plus anciens sur le Bourbonnais. Sa republication est un évènement culturel majeur et un travail de sauvegarde historique. On y trouve des descriptions de lieux, de coutumes, de châtellenies, fiefs, collèges, foires, et de nombreuses autres informations sur la vie locale de l’époque, sources de la culture bourbonnaise.
Nicolas de Nicolay est né à la Grave en Oisans, dans le Dauphiné, en 1517. Il quitta la France en 1542 pour participer, en tant qu’homme de guerre, au siège de Perpignan alors aux mains de Charles Quint. Il épouse en 1542 Jeanne de Steultinck, la veuve de N. de Buckingham, gouverneur d’Utrecht, de qui il eut une fille, Suzanne, qui mourut jeune. Il devint ensuite veuf. Isabelle de Buckingham, la fille de Jeanne de Steultinck et de N. de Buckingham, belle-fille de Nicolas de Nicolay, épousa en 1577 Antoine Mathé de Laval, un poète devenu capitaine du parc et château du Roi de Beaumanoir-lès-Moulins, qui succédera à Nicolay après sa mort en tant que géographe du roi. Il voyagea dans toute l’Europe occidentale (Allemagne, Danemark, Angleterre, Suède, Italie, Espagne, Grèce et même Turquie). Il servit d’ailleurs dans les armées de quasiment tous les pays qu’il a visités. À son retour en France, le roi Henri Il le nomma géographe ordinaire. De 1544 à 1560, il visita successivement le nord et le midi de l’Europe ainsi que l’Afrique du Nord. En 1551, Henri II lui ordonna de suivre Gabriel d’Aramon, envoyé en ambassade auprès du Grand Turc, Soliman le Magnifique. Au cours de ce voyage, il eut pour mission officieuse de faire des relevés topographiques des différents sites qu’il visita (dont Constantinople). Il s’arrêta également à Alger dont il fit une description qui peut être considérée comme la première, très détaillée.
De retour en France, Catherine de Médicis le chargea de la description topographique de plusieurs provinces françaises, dont le Bourbonnais. En 1569, il dressa une première description des sources et fontaines chaudes de Vichy.
En 1583, il mourut à Paris ou Soissons où il était commissaire d’artillerie, après un séjour au château royal de Moulins. Il avait alors les titres de « commissaire d’artillerie » à Lyon, « valet de chambre et premier cosmographe du Roy » et « seigneur d’Arfeuille et de Bel-Air » en Bourbonnais. Une rue de Montluçon porte son nom (rue Nicolaï).
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