Un Bourbonnais à la guerre 1914-1918

7,99 

Montluçon 14 juillet 1914, deux amis se retrouvent au défilé militaire, sans imaginer que deux mois plus tard, la plus grande guerre de l’histoire de l’humanité va éclater. Charles Mathé, de mère montluçonnaise et de père moulinois est venu à Montluçon fêter l’anniversaire de sa grand-mère maternelle; Lambert Poulin, braconnier en Combraille, est heureux de le revoir. Le roman débute sous de bons auspices puis c’est le drame, les larmes coulent, Jaurès a été assassiné. Le monde s’assombrit, il se passe quelque chose de grave, la tension monte, on redoute l’avenir. On espère encore, mais le grand tribun est mort, le grand Jaurès n’est plus qu’un corps inanimé, celui qui pouvait éviter la guerre ne protège plus la paix.

On repart comme en 1870, les gouvernants attendent le moindre prétexte pour la déflagration générale. Depuis l’attentat de Sarajevo du 28 juin 1914, le jeu des alliances se met en place, la machine de guerre s’emballe, la folie gagne le cœur des hommes… Présent dans l’enfer de la bataille des frontières, de la course à la mer, de Verdun, du chemin des Dames, Charles Mathé croise sur sa route les généraux Pétain, Foch, Nivelle, Mangin, et aussi de nombreux personnages historiques.

Des premiers combats de 1914 au traité de Versailles en 1919, l’auteur nous entraîne au cœur de ce tourbillon guerrier. Il restitue fidèlement la vie quotidienne, l’espoir et le désespoir, il décrit les tranchées, les prisonniers de guerre, les mutineries, la disparition des fils et des maris, le courage des veuves, le travail des femmes qui remplacent autant qu’elles peuvent les époux, l’explosion de l’usine d’armement d’Yzeure, et le développement de l’économie de guerre à Montluçon qui passe de 38 000 habitants en 1914 à 60 000 après 1918. Paru pour le centenaire de l’armistice, cet ouvrage marque la littérature bourbonnaise. Il s’inscrit dans la tradition des grands romans historiques et, au-delà du Bourbonnais, il parcourt l’une des pages les plus sombres de l’histoire.

Philippe Chatel rappelle que c’est un Bourbonnais, le commandant François de Bourbon Busset, qui établit le 7 novembre 1918, le premier contact physique avec le représentant du gouvernement Mathias Ezberger mandaté par l’Allemagne pour négocier l’Armistice, et qui le conduit au Maréchal Foch à Rethondes.

Un Bourbonnais à la guerre 1914-1918
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Philippe CHATEL

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